•  

     

                                                                                         A la veille de son mariage, rien ne prépare Marie au cataclysme                                                                qui va s'abattre sur son existence. Dans  cette Allemagne du XVè                                                                                      siècle, sa beauté, sa chasteté et sa dot la promettent au meilleur                                  La catin - Trilogie               des partis. Ce sera Maître Ruppertus Splendidus, jeune et brillant                                          Iny Lorentz                   avocat qui a l'oreille des puissants. Mais quand Marie est calomniée,                                     Genre historique                       jetée en prison puis violée, le conte de fées tourne soudain au                                                                                         cauchemar... Jugée sommairement puis bannie, elle n'a d'autre solution                                                                               pour survivre que de rejoindre un groupe de prostituées itinérantes.                                                                                     Rejetée avec ses compagnes d'infortune au ban de la société, Marie a                                                                                    cependant un atout qui l'aidera à surmonter toutes les épreuves:                                                                                                       en elle, brûle le feu de la vengeance...       

                                                                                                           (quatrième de couverture du tome I)

     

     

    [Iny Lorentz] La catin Trilogie - Iny Lorentz

     

    Il y a très longtemps, j’avais découvert la saga en lisant le premier tome et cela avait été un véritable coup de cœur. Cependant, il s’est passé du temps avant que je me procure la suite. Je l’ai trouvé, en occasion, je ne me suis donc pas privée pour les acheter. Je voulais poursuivre les aventures de Marie qui m'avaient tant passionnée à l'époque de la découverte du premier tome, mais j’avais plus ou moins oublié l’intrigue. Je n’étais pas contre l’idée de le relire.

     

     

    La catin - tome 1

    Ainsi, je n’ai donc rien découvert concernant l’intrigue du premier tome, mais ce fut tout de même une belle redécouverte. Au fil des pages, je me suis rappelé des détails de l'histoire, des émotions qui m'ont envahi face à l'horrible retournement de situation de cette jeune bourgeoise du 15e siècle. C’est absolument horrible ce qu’il lui arrive ! Personne ne peut lire ce roman sans être choqué par l’intrigue. Bien sûr, c’est peut-être un peu mélodramatique et malsain à souhait, mais le récit s’articule de manière intelligente.

    J'adore les héroïnes comme Marie, innocentes, mais qui évoluent au fil du récit. C'est vrai que souvent les personnages n'évoluent pas beaucoup dans un roman, le changement se fait d'autant plus lentement quand l'histoire est divisée en plusieurs tomes. Toutefois, Marie finit par prendre les choses en main et se ressaisit. On n’a donc pas affaire à une héroïne geignarde qui se plaint de la vie qu’elle aurait pu mener. Bien sûr, Marie ne pense qu’à la vengeance, mais elle prend son mal en patience et se fait doucement à son nouveau mode de vie (si tant est que cela soit possible d'arriver à s'habituer à la condition de catin au Moyen âge) . Heureusement, d’ailleurs qu’elle a auprès d’elle un personnage comme Hiltrude qui veille sur elle et la conseille comme une amie.

    Iny Lorentz a vraiment un don pour nous faire voyager au cœur du Moyen-âge (ma période préférée) à travers le regard et la condition d'un personnage qu'on a souvent tendance à oublier à travers l'histoire : la prostituée. Je ne sais pas si ce que nous raconte Iny Lorentz est véridique, mais si cela est vrai cela devait être une vie difficile remplie d'humiliation. Les personnages ne sont pas tout beaux, ils sont juste cruels et méprisants vis-à-vis des prostituées.

     

    La catin - Tome 2 

    Dans le tome 2, mon avis était un peu moins enthousiaste. Marie n’est plus une prostituée, désormais elle est châtelaine et mariée. Cependant, son époux disparaît lors d'un combat. On le dit mort. Pourtant, Marie n'y croit pas un mot. Elle sait qu'il est vivant et elle doit à tout prix le retrouver malgré l'avis général. Sur ce fait, elle part se faire engager comme cantinière afin de suivre les troupes armées pour de se renseigner sur ce qu'il s'est vraiment passé. Mon avis plus mitigé (mais juste un peu) tient au fait que l’intrigue est beaucoup plus lente dans ce tome. Finalement, Marie reste un peu en retrait. Elle suit les troupes et tente de se renseigner, mais n’agit pas beaucoup, du moins au début du récit.

    On ne retrouve pas non plus l’aspect mélodrame de la vie de cette femme qui subit le destin. En effet, dans le tome 1, elle subit sa vie de prostituées alors que tout lui souriait. Dans le tome 2, elle n’est pas vraiment en danger. Le danger se situe plus du côté de chez Michel (son mari)…

     

    La catin - Tome 3

    Le tome 3 est selon moi un peu mieux que le tome 2, mais pas aussi bien que le premier tome de la trilogie historique.

    Marie se retrouve encore fourrée dans une situation inextricable malgré elle. Sous le coup de la vengeance d’une femme, elle est kidnappée, enceinte, pour être ensuite envoyée loin de chez elle. Elle se retrouve coincée dans une contrée qu'elle ne connaît pas : l'Orient et la patrie de Constantin le Grand (Constantinople) pour être engagée comme esclave. Mon petit cœur se serrait d’injustice face à son destin encore une fois mis à l’épreuve. Mais Marie est une femme forte qui avec l’âge en plus a su se rendre indispensable.

     

     ♦♦♦♦

     

    Bref, des trois tomes de la saga celui que j’ai préféré reste le premier. Le second tome a été celui que j’ai le moins aimé, car l’action est trop lente et Marie est trop passive. Ensuite, le tome 3 m’a redonné le goût de cette saga.

    Honnêtement, je vous conseille fortement ces trois livres. Je pense que même pour une personne qui ne lit jamais de romans historiques c’est un très bon début. C’est une trilogie très sérieuse, pleine d’anecdotes sur les conditions de vie de l’époque telle que le monde des prostitués, de la guerre ou les régions orientales.

    L’amour n’est pas la composante principale de ce récit, ce qui j’avoue me plaît d’autant plus. Ce qui est mis en avant c’est le destin tragique qu’une jeune fille qui a eu le malheur d’être trop belle et d’être happée par la cupidité et la jalousie de certaines personnes de son entourage.

    Un véritable applaudissement pour cette trilogie historique qui mérite son succès ! 

     

     

     

    ♥ Vous avez aimé ces romans ? 

    ♥ Vous avez aimé cette chronique ? 

    ♥  N'hésitez pas à laisser une trace de votre passage 

    sur le blog ou sur la page Facebook du blog :)

    [Iny Lorentz] La catin Trilogie - Iny Lorentz

     


    votre commentaire
  • [Chronique] Le fils prodigue - Kate Sedley

     

     

     

     

     

     

    Au coeur du Moyen Age anglais, Roger le Colporteur enquête sur une sombre histoire familiale. En l'an de grâce 1480, alors qu'à Bristol la foire du prieuré bat son plein, Roger le colporteur croise le chemin de John Wedmore, un inconnu au visage étrangement familier. Quelques jours plus tard, celui-ci est accusé par Dame Audrea Bellknapp d'un crime crapuleux commis six ans plus tôt au manoir de Croxcombe. Pour Roger, chargé d'enquêter sur cette affaire, les apparences sont trompeuses. Entre l'irascible maîtresse de maison, son odieux fils cadet et le retour inopiné du fils aîné renégat venu réclamer son héritage, Roger se retrouve au coeur d'une réunion de famille houleuse, qui vire bientôt au drame ! Entre frères ennemis et frères de sang, coups de théâtre et coups de bâton, la vie de château ne sera pas de tout repos pour l'intrépide limier...

     

     

     [Chronique] Le fils prodigue - Kate Sedley

     

     

    [Chronique] Le fils prodigue - Kate Sedley

     

     

    Cet été est placé sous le signe du dépoussiérage de ma PAL.

    Je suis contente de pouvoir sortir de cette grande et belle pile de livres des ouvrages qui y prenaient la poussière. Je suis d'autant plus contente que j'ai découvert des petits bijoux insoupçonnés. Honte à moi de les avoir laissés à l'abandon trop longtemps.

    J'ai acheté "le fils prodigue" depuis un bon bout de temps déjà. Je ne sais plus quand exactement, mais cela fait bien quelques années. Je ne connaissais pas le titre ni l'auteur auparavant, je l'ai acheté un peu sous le coup de l'impulsion. J'étais curieuse de découvrir une enquête policière se passant à une époque que j'adore : Le Moyen âge. Cependant, j'avais tout de même l'appréhension de me retrouver dans une enquête policière trop classique (c'est un des genres littéraires que j'apprécie le moins). C'est sans doute pour cette dernière raison que j'ai laissé le roman trop longtemps dans la PAL.

     

     

    L'ouvrage fait partie d'une sorte de cycle de roman, une suite de roman ayant tous le même héros, le même enquêteur. Celui-ci vit une série d'aventure suite à des enquêtes qui l’emmènent à investiguer. Je pense que les romans en soi peuvent se lire indifféremment, mais, comme j'ai pu le constater, il y a tout de même des références aux romans précédemment écrits.

    Je pense que « Le fils prodigue » est le quinzième de la série « les enquêtes de Roger le colporteur ». Cela dit, même s'il y a des références aux récits précédents, je ne me suis pas sentie lésée, ni en manque d'information. Peut-être ai-je perdu une sorte de complicité avec Roger, mais cela s'arrête la. Cela m'a toutefois donné envie de mieux connaître Roger.

     

    Dans ce quinzième tome, Roger rencontre John, un inconnu de passage à Bristol. Celui-ci cherche à se renseigner sur le départ en bateau de son frère. Cependant, John est accusé par une riche dame (dame Audrea) de la région d'avoir commis un meurtre bien des années auparavant dans son château. Incompréhension !

    John se fait alors enfermer au cachot en attendant que l'enquête soit terminée. C'est Roger qui va se charger d’investiguer, mais il est d'autant plus motivé et curieux, car l'inconnu lui révèle qu'ils ont un lien de parenté. Roger se rend donc au château de la dame pour en savoir plus sur les événements. Il va y découvrir une histoire plutôt sordide.

     

    L'enquête est relatée avec beaucoup de fluidité, il n'y a aucun moment où l'on pourrait s'ennuyer. Je me suis même prise au jeu de vouloir en déduire qui était le véritable assassin. C'est plutôt étonnant chez moi, car je vous l'ai dit, je n'affectionne pas tellement le genre policier, j'ai toujours l'impression que cela manque d'action. La plupart des auteurs se focalisent sur le déroulement de l'enquête et il y a trop de réflexion au détriment de l'action. Pourtant, dans ce roman je n'ai pas ressenti de manque, même si le tome s'apparente beaucoup au roman policier traditionnel. Peut-être est-ce dû au fait que l'histoire se passe au Moyen âge et que l'on prend plaisir à découvrir un mode de vie et de réflexion différent du nôtre.

     

    Roger est un enquêteur très agréable à suivre. Il s’immisce dans la vie des gens et des suspects et n'hésite pas à user de subterfuges pour avoir des réponses à ses questions.

    Il est clair qu'il ne se rend pas au château en se présentant comme enquêteur, mais plutôt sous son vrai métier, colporteur. J'aime beaucoup sa personnalité, c'est drôle, mais il me fait beaucoup pensé à une espèce d'inspecteur Colombo du Moyen âge. Il n'hésite pas à se jouer des suspects. Il a beaucoup de talent pour leur faire dire que ce qu'ils ne veulent pas dire.

    Son compagnon de route, Hercule le chien, est adorable. J'ai beaucoup aimé cette complicité entre Roger et son chien, teinté d'une fausse attitude querelleuse. Hercule est un cabot espiègle au sale caractère. Il a tendance à mettre en rogne assez régulièrement son propriétaire.

    Le récit est raconté par les mots de Roger, et la complicité entre l'homme et Hercule est donc renforcée. Roger raconte avec beaucoup d'humeur ses étapes et sa relation avec son chien. C'est sans doute un élément de plus qui a rendu l'enquête policière plus abordable pour moi.

    Le fait que le roman soit écrit un peu comme une chronique rend les choses plus personnelles. C'est un choix intéressant pour moi, car on s'intéresse aussi à ce que pense réellement Roger non seulement de ses investigations, mais également de son ressenti personnel vis-à-vis des gens.

     

    On parle très peu de John, l'homme accusé de meurtre au début. Mais on a un aperçu très net de la personnalité de Dame Audrea Bellknapp (celle qui accuse). J'ai eu le sentiment que c'était une femme sèche, hautaine, à la poigne de fer, mais pas forcément une mauvaise femme au fond. C'est une femme qui cherche à s'imposer dans un monde d'homme. Sa relation avec son fils Anthony est particulièrement houleuse puisqu’après des années de disparition le fils mal-aimé de la famille revient pour reprendre son héritage (puisque le père est mort il y a peu). Bien entendu, étant donné qu'il est désormais maître des lieux, il ne se gène pas pour imposer son pouvoir à sa mère (qui souhaite se débarrasser de lui pour reprendre son rôle de maîtresse des lieux) et à son frère cadet (qui souhaitaient prendre la place du grand frère détesté, mais qui voit son souhait anéanti par le retour d'Anthony).

    Bref, en plus de l'enquête nous avons un aperçu de la relation que les membres de la famille et des proches entretiennent entre eux. Jalousie, envie, complots, haine, secrets, faux-semblants, etc... Tout y passe ! C'est ce qui donne du piment au récit et donne envie d'en savoir plus sur cette exécrable famille dans laquelle Roger s'est aventuré.

     

    En définitive, j'ai passé un très agréable moment de lecture. L'enquête m'a plu, la personnalité des personnages et surtout de Roger, le personnage principal, m'a beaucoup intéressé. L'humour sous-jacent dans les réflexions de Roger m'a donné envie d'en savoir plus sur lui. C'est pourquoi je n'hésiterai pas à me procurer les autres livres de la saga pour découvrir d'autres aventures du personnage. Si vous n'êtes pas un/une grand/e fan/ne d'enquêtes policières, tentez le coup avec cette série, elle est très agréable d'autant plus que si vous aimez le Moyen âge on en a un assez bon aperçu. Je pense en effet que l'auteur s'est pas mal documenté avant d'écrire sur l'époque médiévale.

     

     

     

     

     

     

    Le fils prodigue

    Kate Sedley

    10/18 (Grands Détectives)

    288 pg


    votre commentaire
  • [Chronique] Le scandale Modigliani - Ken Follet

     

     

    Le scandale Modigliani

    Ken Follet 

     

     

     

     

     

    Lire la suite...


    2 commentaires
  • [Chronique] Les enfants de la terre, tome 2 - Jean M. Auel

     

     

    Les enfants de la terre 

    Tome 2 - La vallée des chevaux 

    Jean. M. Auel

     

     

     

     

    Lire la suite...


    votre commentaire
  • [Chronique] Intruse, tome 1 - Nicolas Jaillet

     

     

    Intruse 

    Tome 1

    Nicolas Jaillet 

     

     

     

     

    Lire la suite...


    votre commentaire
  • Les enfants de la terre tome 1 - Jean M. Auel

     

     

    Les enfants de la terre 

    Tome 1 - Le clan de l'Ours des Cavernes 

    Jean. M. Auel

     

     

     

     

     

    Lire la suite...


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique